Résolument placée sous le signe de l’Ultra depuis son arrivée sur le marché il y a quelques années, la Salomon Ultraglide 4 (son nom est clair) s’affirme comme une option plutôt bien positionnée pour les amateurs de longues distances. Affichant le rouge emblématique de la marque (du moins ma version de test), cette quatrième édition reprend en grande partie le look et les caractéristiques de la version précédente que j’ai aussi testée. Commercialisée au tarif particulièrement compétitif de 150 €, la chaussure se positionne très avantageusement je trouve face à des références établies comme la Speedgoat 7, la Cascadia 19 ou la Trabuco 14. Dès la prise en main, l’ensemble donne confiance, combinant la promesse d’une stabilité affichée par les renforts sous la cheville (à tester) et une accessibilité budgétaire bienvenue dans un marché outdoor de plus en plus onéreux.
Au cœur des nouveautés matérielles, la semelle intermédiaire troque l’ancienne formule EnergyFoam contre de l’OptiFoam, un composé alliant l’EVA à un CoPolymère Bloc d’oléfine (OBC) pour garantir un amorti dense et stable sur la durée. Sous le pied, la semelle extérieure en Contagrip intègre une innovation singulière caractérisée par des trous et des alvéoles spécifiques. Selon la communication Salomon, c’est une découpe structurelle étudiée pour faire varier la pression sous le pied afin de limiter la fatigue plantaire sur les longues distances. On l’a vu la première fois sur les Salomon S/LAB UltraGlide, comme sur la UltraGlide 3, je n’ai pas perçu de différence majeure dans les sensations...même si je n’ai pas fait d’Ultra avec.
Cette version réussit également une cure d’amincissement notable en affichant désormais 280 grammes sur la balance, soit un gain de près de 20 grammes par rapport au millésime précédent la UltraGlide 3 que j’avais testée, sans pour autant altérer l’épaisseur protectrice de la plateforme.
L’expérience sur les sentiers met en lumière un comportement rigoureux et un chaussant ajusté, marqué par un volume plutôt fit à l’avant-pied qui demande une validation préalable pour les pieds forts. La fermeté relative de la mousse favorise une stabilité latérale très correcte en descente et en dévers, une caractéristique rassurante dans tous les cas. Les renforts latéraux de la semelle intermédiaire, qui remontent haut sur la tige, comme la hauteur sous malléoles, maximisent le verrouillage, tandis que la légère liberté de glissement accordée au talon dans les situations extrêmes permet de soulager efficacement les tendons en cas de torsion brutale.
Pour ceux qui souhaiterait la comparer avec la UltraGlide 3, je dois dire que je n’ai pas constaté de différence notable avec les 2 chaussures aux pieds, malgré la mousse qui semble avoir évolué. Mon conseil : profitez des soldes pour faire le plein de la version précédente.
Cette quatrième itération s’impose ainsi comme une excellente option si vous cherchez une bonne chaussure d’Ultra, à prix raisonné, devançant même la déclinaison S-Lab (j’attends de tester les SLAG UltraGlide 2) en matière de polyvalence et d’agrément au quotidien.













