Faut-il arrêter le sexe avant un trail ?
Une croyance populaire avance que l'activité sexuelle pré-compétition nuit à la performance. Rituel relaxant ou vampirisme d'une énergie utile ? La science répond.

L’idée selon laquelle l’activité sexuelle nuirait à la performance athlétique n’est pas récente. Dans leur récente revue de littérature, Dhahbi et collaborateurs (2026) expliquent que cette croyance se documente dès les civilisations grecque et romaine antiques. Les communautés athlétiques de l’époque pratiquaient l’abstinence pré-compétition, convaincues que l’activité sexuelle épuisait les réserves énergétiques, réduisait l’agressivité ou diminuait la testostérone, et qu’elle dégradait donc la performance. Cependant, aucune preuve empirique ne soutenait ces pratiques.
Encore aujourd’hui, certains entraîneurs recommandent l’abstinence stricte. Mais est-ce utile, ou nécessaire ? À ce stade, deux constats doivent être faits. D’une part, l’idée reçue d’une abstinence nécessaire repose sur des fondements historiques mais pas scientifiques. D’autre part, les athlètes eux-mêmes, dans leur grande majorité, ne valideraient cette croyance que dans un cas précis, celui où l’activité a lieu peu de temps avant la performance.
Alors, que dit la littérature ? Cette même revue (Dhahbi et al., 2026) a analysé les études disponibles sur le sujet (aussi rares soient-elles) pour en tirer des conclusions.




