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Cout énergétique : un bon coureur n'est pas un bon traileur

Le coût énergétique est un pilier de la performance en endurance. Mais celui mesuré lors de la course à plat se transfert-il en côte, terrain où les mécanismes élastiques de la foulée disparaissent ?

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Cyril Forestier
févr. 27, 2026
∙ abonné payant
Luis Alberto Hernando, 80km du Mont-Blanc 2014

En endurance, la performance est souvent lue à travers quelques indicateurs bien établis, au premier rang desquels figure le coût énergétique. Mesuré à plat, il est utilisé depuis des décennies pour caractériser l’économie de course, comparer des profils d’athlètes et expliquer certaines différences de performance. Mais cette lecture conserve-t-elle sa robustesse lorsque la course se déroule en terrain montagneux ?

Sur les hiérarchies observées à plat se brouillent parfois lorsque la pente s’accentue, et des coureurs réputés économes ou très efficaces sur des parcours roulants peuvent perdre une partie de leur avantage lorsque les pourcentages augmentent (p.ex. Jim Walmsley pendant plusieurs années, Sébastien Spehler). Ces observations questionnent la pertinence des indicateurs classiques et suggèrent que le relief est susceptible de transformer les déterminants de la performance habituellement admis.

C’est précisément cette question qu’éclaire la récente étude d’Espeit et de ses collègues. En examinant comment le coût du déplacement évolue avec la pente, et surtout comment son lien avec le plat se modifie, leurs travaux invitent à repenser la place du coût énergétique dans la compréhension de la performance en trail.

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